Focus sur la campagne des Européennes

C’est l’heure de la mobilisation ! Depuis le 9 mai, jour de la fête de l’Europe, la campagne est vraiment lancée.

On en parlait depuis près d’un an mais l’actualité avait jusqu’alors occulté ce rendez-vous - pourtant très important - avec les urnes…

Pourquoi important ? Parce que nous serons 600 000 de citoyens (y compris les Anglais ! ce qui parait incongru, mais ceci une autre histoire) à nous exprimer en cette fin mai sur le renouvellement de notre assemblée parlementaire.

  • Parce qu’il nous appartiendra de manifester notre compréhension de l’évolution du monde ; nous avons rappelé urbi et orbi le 8 mai que l’Union Européenne avait été créée pour préserver la Paix et c’est le cas depuis 75 ans. Mais d’une part, la paix n’est jamais définitivement acquise et d’autre part, nous devons avoir conscience que nous sommes entrés en guerre… économique… avec La Chine, mais aussi plus récemment avec les Etats-Unis... mais également qu’un futur géant comme l’Inde va devenir un concurrent sérieux. Il est donc indispensable que l’Europe fasse bloc sur le plan économique pour résister, car séparément, la France, ni aucun pays de l’Union ne résisteront.
  • Parce que nous devrons exprimer par notre bulletin l’Europe que nous voulons ; une Europe où les valeurs humanistes que nous portons s’exprimeront, une Europe où les mots de liberté, de protection et de progrès auront un sens et seront même des objectifs, où une Europe rétrécie du chacun pour soi.

34 listes ont été enregistrées ! C’est un record en France et à coup sûr, en Europe.

Certes la démocratie et l’expression des citoyens sont des droits, mais ici, cette abondance nuit à la compréhension et à la lisibilité… cela frise le ridicule… et met dans l’embarras pas seulement nos 36 000 communes en manque de panneaux, mais aussi l’électeur qui risque d’y perde « son latin » !

Rappelons qu’il faudra avoir 3% des voix pour espérer être remboursé des frais de campagne, et 5% pour espérer avoir des représentants !

La loi électorale de 1988 a encouragé l’éclosion des micro-partis mais génère aussi des dérives auxquelles il faudra remédier.

J’ai eu l’occasion de travailler récemment sur un texte voté à Bruxelles à l’initiative du Président Juncker, le socle européen des droits sociaux. En tant que co-rapporteure,  j’ai analysé les apports de ce texte et de ses 20 préconisations. Avec ma co-rapporteure élue d’En Marche, nous en avons rajouté qui se sont traduites dans une proposition de résolution qui devrait être validée incessamment  par l’Assemblée nationale  puis transmise à l’Union Européenne.

Parce que je suis europhile depuis toujours, parce que j’ai la conviction (partagée par tous mes amis du Modem et d’En Marche !) que l’Europe ne peut progresser que si elle fonctionne sur deux jambes l’économique et la sociale, je soutiens évidemment la liste emmenée par Nathalie Loiseau.

D’abord par ce que j’adhère au programme, ensuite par ce que l’ancienne ministre des Affaires européennes est très compétente ; elle sait de quoi elle parle et ne sera pas une « touriste » à Bruxelles.

Enfin parce qu’il y a de très bons candidats sur cette liste, ce qui est fondamental.

N’oublions pas qu’il s’agit d’élire 79 représentants qui devront peser parmi 777 députés.

Dernier point, il s’agit d’un vote à la proportionnelle, donc chaque voix comptera.

Les récents débats ont mis en avant ce désir de plus de proportionnelle dans la vie démocratique, pour plus d’équité et une meilleure représentativité. Eh bien allons-y !

Votons, d’autant plus que nous avons vraiment le choix, mais votons utile, c’est-à-dire pour les candidats qui ont des chances d’être élus.

Nous, Français, avons des valeurs et du bon sens, et le dimanche 26 mai, ce sera l’occasion de le prouver.

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