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Marguerite Deprez-Audebert

Glyphosate

 Il faut être réaliste.

 

Alors que l’ Assemblée nationale a longuement débattu du problème du glyphosate lors de l’examen du projet de loi ÉGAlim, à l’automne dernier une nouvelle proposition de loi de niche des « Insoumis «  a été discutée en commission des Affaires éco cette semaine.

Pour moi, il s’agit surtout d’une tentative électoraliste de jeter de l’huile sur le feu .

Car il a été convenu d’octroyer un délai de trois ans aux utilisateurs français pour apprendre à se passer de cette molécule.

D’ailleurs, bon nombre ont d’ores et déjà opté pour d’autres méthodes.

De plus, une mission d’ évaluation est en cours, comme prévu.

 

Nous sommes tous d’accord : le glyphosate, par son action universelle, n’est pas bon pour l’écosystème.

Il sera interdit avant la fin du mandat d’Emmanuel Macron.

 

Interdire le glyphosate dès maintenant, c’est torpiller  une grande partie de l’agriculture française, en la livrant aux concurrences espagnole, italienne, voire ukrainienne,  par exemple, qui continueront à utiliser le glyphosate pendant les années à venir.

C’est aussi compromettre la contribution positive  à notre balance commerciale  qui a bien besoin des exportations agricoles.

Pour que les filières de culture supportent la fin de l’utilisation du glyphosate, il est nécessaire de changer les pratiques agricoles : cela ne se fait pas en votant une loi, mais bel et bien sur un plus long terme, en accompagnant les acteurs dans ces transformations.

Ce n’est pas seulement d’un changement de modèle agricole dont il s’agit, mais d’un changement de modèle économique.

 

Aux pouvoirs publics d’accompagner les acteurs pour réussir ce changement de modèle. Cela demande des actions pragmatiques, sur le terrain, aux côtés des agriculteurs et pas des positions dogmatiques dans les couloirs de l’Assemblée.

Je précise que contrairement à ce qu’on essaye de nous faire croire, il n’y a pas – à ce jour et en l’état de la connaissance scientifique – d’urgence sanitaire concernant le glyphosate.

Il est classé par le CIRC dans le groupe « 2A – probablement cancérogènes ».

Je rappelle que l’éthanol, qu’on trouve dans toutes les boissons alcoolisées, est classé dans le groupe 1, comme agent cancérogène.

Il y aurait donc une plus grande urgence sanitaire à interdire l’éthanol, si l’on se base sur l’étude du CIRC.

 

En vertu du principe de précaution, et en rappelant son rôle néfaste pour l’environnement, je partage avec mes collègues Modem et de la République En Marche l’objectif de l’interdiction du glyphosate.

Mais il faut être réaliste.

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