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Marguerite Deprez-Audebert

 © Denis Charlet / AFP
 

Les députés anglais ont massivement rejeté l’accord sur le Brexit proposé par la Première Ministre britannique.

Un camouflet pour Theresa May. Une demi-surprise pour les observateurs. Par contre, la motion de censure, évitée de justesse, laisse entrevoir un Royaume désuni.

 Un pas de plus vers un « no deal » ou « hard brexit », c’est à dire le scénario le plus défavorable pour tous les pays de l’Union Européenne, surtout pour le littoral et notamment notre Pas-de-Calais.

Rappelons que 10 000 camions traversent le détroit chaque jour, pour y livrer, par exemple, 50.000 tonnes de nourriture par jour !

30 000 entreprises françaises exportent quotidiennement des marchandises vers le Royaume-Uni.

 

Fort heureusement, notre pays s’y est préparé. Le Parlement a voté ce 16 janvier une loi habilitant le Gouvernement à prendre des ordonnances nécessaires pour la mise en œuvre des mesures ad hoc.

L'émergence de la nouvelle frontière de l’Europe, que redeviendront les côtes de la Manche et de la Mer du Nord, va en effet nécessiter des contrôles... et générer des files d’attente.

5 ordonnances sont d’ores et déjà préparées, relatives notamment aux droits des citoyens britanniques en France, à la réalisation en urgence des infrastructures nécessaires au rétablissement des contrôles aux frontières (600 douaniers et vétérinaires recrutés), aux entreprises de transports routiers au Royaume-Uni, et enfin à la continuité des activités bancaires et d'assurances.

 

Les actes législatifs européens sont également en cours d’élaboration.

 

Le Premier ministre a décidé sans tarder du déclenchement des plans d’action des ministères en charge du rétablissement de contrôles frontaliers avec le Royaume-Uni en débloquant 50 M d'€ pour les ports et aéroports.

 

La venue du Premier Ministre Edouard PHILIPPE, ce jour à Calais, témoigne de l’implication totale du gouvernement.

Le Brexit sera un changement à accompagner, tout en maintenant l’excellent niveau d’intégration entre le Royaume-Uni et la France

Bien évidemment, le secteur de la pêche sera particulièrement exposé et nécessite une mobilisation et adaptation au niveau européen.

Aussi, Didier GUILLAUME, ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation sollicite la Commission européenne sur ce sujet.

 

Bref, la France et l’Europe sont prêts.

 

Mais de l’autre côté de la Manche, c’est le brouillard !

Le ballon est toujours dans le camp des Anglais, mais … Theresa May a -t-elle un plan B ?

Un délai supplémentaire sera peut-être demandé mais « pour quoi faire et pour combien de temps » remarquait Nathalie Loiseau, ministre des Affaires européennes, pour qui l’accord signé avec Bruxelles était le meilleur accord possible.

En effet, Mme Nathalie LOISEAU, a travaillé sur l’option du Brexit sans accord depuis … avril 2018 !

 

Le temps presse. Certains Anglais s’accrochent à l’idée d’un second référendum... de quoi perdre le légendaire flegme britannique. 

 MDA

 

 

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