Ma vie de députée

Marguerite Deprez-Audebert

LUNDI 2 DECEMBRE

Une cérémonie émouvante, digne et solennelle cet après-midi aux Invalides, en hommage aux soldats tombés il y a une semaine lors d’une opération anti-djihadistes. Le Président de la République a élevé au grade de chevalier de la Légion d’honneur chacun des soldats. Les 12 officiers, sous-officiers et le caporal-chef servaient dans le 5ème Régiment d'hélicoptère de combat de Pau et le 4e régiment de chasseurs de Gap. Parmi eux? Nicolas Mégard, mort à l'âge de 35 ans, a grandi dans le Pas-de-Calais. 

MARDI 3 DECEMBRE

Aujourd’hui, après les questions au Gouvernement, nous étudions la proposition de résolution du député parisien LREM Sylvain Maillard dans l’hémicycle. Il s’agit de mettre en œuvre une définition de l’antisémitisme. Le député estime que "la haine d’Israël (antisionisme) est une nouvelle façon de haïr les juifs". Nous devons réaffirmer notre soutien dans la lutte contre le racisme et l’antisémitisme. J’ai choisi de voter «oui», mais certains de mes collègues ont préféré s’abstenir.

MERCREDI 4 DECEMBRE

Comme souvent, deux réunions tombent à la même heure. Ce matin, je demande à un membre de mon équipe de me représenter au groupe France-Cameroun concomitant avec le groupe d'étude sur la presse. Pas de chance, cette réunion a été annulée à la dernière minute. Quant aux membres du Groupe d'amitié France-Cameroun, ils ont rencontré l'écrivaine Calixthe Beyala, qui les a sensibilisés au phénomène de violence qui sévit de plus en plus contre les femmes camerounaises. La dernière victime de cette barbarie dans la région de Bamenda est Florence Ayafor. Nous devons prendre conscience de l'urgence de la question. Une lettre sera envoyée au Ministre des Affaires étrangères.

Le reste de la journée est consacré au travail avec ma collaboratrice sur les prochains textes de l'Assemblée nationale.

Comme la plupart de mes collègues, je regagne Béthune le soir en prévision de la grève du lendemain.

JEUDI 5 DECEMBRE

Journée nationale d’hommage aux morts pour la France pendant la guerre d’Algérie et les combats au Maroc et de la Tunisie : il faut se souvenir des déchirures d’hier pour mieux se rassembler aujourd’hui.

Les plages horaires de mon agenda me permettent de travailler sur les dossiers en cours et de participer aux cérémonies organisées à Béthune, à Gonnehem et Hinges, et saluer les maires et leurs équipes pour l’organisation du nécessaire devoir de mémoire.

Est lu un message de la secrétaire d’Etat aux Anciens combattants, Geneviève Darrieussecq ; la fin a interpelé et touché de nombreux anciens qui ont connu l’Algérie.

La voici : « certes le passé est douloureux, mais le travail de mémoire doit nous permettre de construire un présent et un futur d’apaisement. Ce travail de transmission doit être dirigé » vers les jeunes générations. Seules les explications et la connaissance permettront de ne jamais oublier. Nous le devons à toutes les femmes et tous les hommes qui ont participé à ces conflits et à ces combats ».

VENDREDI 6 DECEMBRE

Il y a près de 100 ans, le 28 décembre 1919 exactement, la ville de Béthune recevait du Président Raymond Poincaré la légion d’honneur et la Croix du combattant. Geneviève Darrieussecq, Secrétaire d’Etat aux anciens combattants, m’a fait l’amitié de répondre favorablement à ma demande et à l’invitation du Maire, en venant commémorer ce centenaire avec les Béthunois.

« La ville et ses habitants ont été décorés pour leur résistance héroïque face à l’ennemi lors de la 1ère guerre mondiale ».  Avec une séquence dans la classe de CM1 de l’école Paul Bert, la ministre a pu constater la motivation de la ville et des enseignants et l’importance donnée à la transmission de l’histoire et du devoir de mémoire auprès des jeunes générations. Se souvenir et célébrer la paix retrouvée sont un chemin pour un « vivre ensemble » dans notre territoire, dans le présent et pour l’avenir. Geneviève Darrieussecq, enchantée de se trouver parmi les enfants, a salué ce travail effectué par les « Benjamins de l’histoire béthunoise ».

Une plaque commémorative a été dévoilée sur la place du 4 septembre, par la Secrétaire d’Etat avant un dépôt de gerbes au monument aux Morts, devant un Béthune « rassemblé » et une saynète interprétée par des jeunes à l’Hôtel de ville.

SAMEDI 7 ET DIMANCHE 8 DECEMBRE

Les Fêtes de la Sainte Barbe  se succèdent ; après Lillers la semaine dernière, c’est le tour des sapeurs-pompiers professionnels et volontaires de Béthune et de Saint Venant : l’occasion de les remercier pour leur action au quotidien au service de la population, de féliciter les récipiendaires promus et mis à l’honneur, d’évoquer quelques sujets d’actualité, notamment une meilleure procédure pour diminuer les prises en charge  des personnes (80 % de l’activité !), la mise en place du 112, comment susciter plus de vocations parmi les volontaires.

J’écoute avec attention les rapports d’activités des chefs de centre et de la direction départementale. Je relève les efforts de formation, ainsi que l’accent mis sur la prévention ; car plus les préventionnistes sensibiliseront, moins les interventionnistes seront sollicités.

La sécurité n’a pas de prix, mais a un coût pour la collectivité. Il est bon de le rappeler.

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